06-04-12

Victor Hissel radie du barreau: la presse enfin apaisée ?

 

VictorHissel.jpgLA PRESSE ENFIN APAISEE ?

Peu de commentaires dans la presse  où la plupart des articles se sont montrés purement factuels pour annoncer la condamnation, cette fois-ci, “de ses pairs”,  pour atteinte à la “dignité de la profession d’avocat”. Même si la saga n’est pas finie, puisque Victor Hissel va en appel de cette décision, la plupart des articles refont pour la xième  fois, à grands traits, l’historique –bien incomplet, et orienté- de la carrière de celui qui fut “notamment” ,disent-ils, l’avocat qui avait défendu les parents de Julie et Melissa, qui s’était présenté comme “le chevalier Blanc de la lutte contre la pédophilie” et fut l’une “des figures les plus en vue du mouvement blanc”.

Ainsi, croit-on sentir une certaine forme d’apaisement d’une presse qui a tellement évoqué, voire espéré,  la “radiation” comme fin de parcours pour un Victor Hissel, qu’elle n’a jamais beaucoup aimé, même si des formules actuellement utilisées le place  “ au firmament”, lorsqu’il était l’avocat des familles Lejeune et Russo (J.La. dans la Libre Belgique du 30.03.2012).

A moins qu’elle ne soit atterrée du « crime » commis avec sa complicité ?

Et muette de consternation !

LE TARIF ?

Toutes ces allusions  rappellent, pour le  moins, que la sanction qui vise à le détruire professionnellement ne s’explique pas seulement par la condamnation, en cour d’appel,  à dix mois avec sursis pour consultation d’images pédo-pornographiques.

Sur le plan professionnel, personne n’a jamais eu à se plaindre de la façon particulièrement incisive, compétente et même courageuse et généreuse avec laquelle il a toujours défendu ses clients. Jusques et y compris depuis son inculpation et sa condamnation.

Et quand on voit le tarif selon lequel certains autres avocats ont été sanctionnés, on ne peut que constater qu’il y a disproportion flagrante entre la faute et la sentence.

"ATTEINTE A LA DIGNITE DE L’ORDRE"

Bien sûr, le fait Victor Hissel utilise tous les moyens de défense, comme il le ferait pour n’importe lequel de ses clients, peut passer pour de l’arrogance et une absence de remord.

Mais il y a aussi que cette “atteinte à la dignité de l’Ordre” ne peut s’expliquer que par l’exceptionnelle médiatisation dont Victor Hissel a  été l’objet. On peut compter jusqu’à 500, au moins, les  articles  de presse, outre les séquences et les émissions télévisuelles,  qui occupèrent l’espace médiatique entre son inculpation en février 2008 et la décision de sa radiation du barreau, en passant par la tentative de parricide dont il a été l’objet et où son droit à l’image a été totalement méprisé par la presse unanime, qui a décidé que tout ce qui concernait Victor Hissel, comme les photos de lui, étendu, inanimé, sur son seuil, après avoir été poignardé, devait être publié, sans aucun respect de la vie privée !

Il y a eu un acharnement médiatique visant à le détruire socialement, mais pas seulement médiatique, judiciaire aussi !

JUSTICE LIEGEOISE

Tout se passe dans l’arrondissement judiciaire où toutes les démarches de Victor Hissel pour aider les parents de Julie et Melissa à retrouver à temps leurs filles, ont été, à l’époque, jugées intempestives. Le référé déposé en décembre 95 (on n’est pas encore dans l’affaire “Dutroux”, mais dans l’affaire de la disparition de deux fillettes, ce dont la presse ne faisait pas grand cas à l’époque) pour permettre aux parents l’accès au dossier de l’instruction tenu par la Juge Martine Doutrewe, a été reconnu recevable mais non fondé.

Décision incompréhensible maintenant que le statut des victimes a pu progresser grâce à ces coups de boutoir pionniers dans l’institution judiciaire, pour qui les victimes n’avaient qu’une chose à faire : attendre patiemment et laisser travailler les professionnels !

C’est justement parce que les parents ne voulaient pas, ne pouvaient pas attendre, et que leur avocat refusait d’être celui qui leur ferait prendre patience, qu’il fallait que Dutroux soit enfin arrêté et que Julie et Melissa soient retrouvées…évidemment trop tard ! Parce que jusqu’alors, toutes, mais toutes les affaires de disparitions d’enfants, s’estompaient dans l’oubli et la résignation des parents. Les parents de Julie et Melissa ne se sont jamais résignés et leur avocat non plus. Au Palais certains estiment même que c’est ce qui a “tué” Martine Doutrewe décédée en 1999.[1]

Ce qui est vrai c’est que si l’on est en droit de considérer que les avocats font intégralement partie de l’institution judiciaire, Victor Hissel, de par la nécessité devant laquelle il s’est trouvé de lui trouver des failles, de trouver les stratégies juridiques susceptibles de compenser ses lenteurs et ses dysfonctionnements, s’est positionné, par la même occasion, à distance de l’institution qui le nourrissait, quitte à être considéré comme en dehors de celle-ci.

Est-ce un hasard si, exceptionnellement pour un avocat qui s’appelait Victor Hissel, la Juge de première instance a permis à la presse filmée d’enregistrer tout son prononcé concluant à la condamnation de l’avocat (jugé non en tant qu’avocat mais en tant que personne privée, cette fois) à  dix mois de prison ferme. Qui plus est, une autre Juge du Tribunal  Correctionnel de Liège, saisie du dossier de la tentative de parricide de Romain Hissel, a permis également à la presse de tout enregistrer de son prononcé, par lequel elle acquittait  le fils et faisait du père le véritable accusé et responsable des coups de couteau reçus. Cela confinait à l’instrumentalisation du fils pour mieux accabler le père, avocat de surplus. Et cela n’a jamais, semble-t-il, été considéré comme portant atteinte à la dignité de la profession d’avocat !

PUBLICITE RECHERCHEE ?

Il faut bien distinguer la période pendant laquelle, de fin juin 95 à août 96, les petites étaient portées disparues et où après six mois de recherches policières les autorités judiciaires liégeoises s’apprêtaient à réduire les effectifs et à mettre l’enquête en attente…d’éléments nouveaux, et d’autre part l’affaire “Dutroux” à proprement parler qui n’a éclaté  que lors de son arrestation le 13 août I996. Pendant la disparition des petites et la recherche éperdues de la part des parents et de leur avocat, tout leur effort était d’alerter les médias qui n’accordaient pas grande attention à ce “fait divers” qui relevait de la “fatalité”. Il en a fallu des efforts pour que les journalistes fassent le déplacement vers Grâce Hollogne.

Quant à la deuxième période, celle de l’affaire Dutroux,  on ne peut pas dire que, si la presse  y a consacré, quasiment, un quart de son volume dans les premières semaines de l’affaire, puis une attention permanente à tous les soubresauts de l’enquête,  à la commission d’enquête parlementaire, au procès etc… ce soit la faute de Victor Hissel dont on a dit qu’il recherchait la publicité !  Historiquement et mentalement, il est absurde de raisonner de la sorte !

“MON COMBAT ETAIT SINCERE”

Avec les regrets pour cette addiction coupable survenue dans une période noire de sa vie, regrets exprimés chaque fois qu’il sortait d’une audience et qu’il était assailli de questions par les journalistes, la seule initiative qu’il ait prise  vis à vis de la presse  est  d’avoir contacté un journaliste pour lui dire “ mon combat était sincère”  [2]

D’ailleurs maintenant que la mise hors course définitive de l’avocat Victor Hissel est en vue, d’aucuns s’accordent à le lui reconnaître. Ainsi Michel Gretry : “ L’homme a protesté de sa sincérité dans son combat, peut-être engagé avec cette rage, précisément pour vaincre son passé. Il a exprimé ses regrets. Il n’a pas pu éviter une condamnation, en cour d’appel, à dix mois avec sursis”  [3]

Son engagement aux côtés des parents des deux petites victimes de Dutroux fut total.

Aux dépens de sa famille ! C’est son fils lui-même qui l’a déclaré au journaliste de Ciné-Télé-Revue[4] : « Il ne s’occupait que de l’affaire Julie et Melissa. Pas de moi, ni de notre famille. Ou en tout cas très peu. (…) Je lui reproche de ne pas s’être comporté comme un père normal. »

UNE PRESSE DE QUALITE ?

Je ne suis pas fier, en tant que journaliste, de la façon dont la presse a suivi les faits et gestes de Maître Hissel depuis son inculpation. Tout a été  prétexte pour tirer de lui le portrait le plus négatif possible. Tout,  même la tentative de parricide dont il a été victime, jusqu’à la plus insipide des –fausses- anecdotes (“ Victor Hissel voulait représenter le Barreau à un colloque sur la cybercriminalité !”), les chroniqueurs judiciaires relayant la moindre rumeur, le moindre éternuement, le moindre chuchotement  des couloirs du Palais.

Si ce n’est pas du harcèlement ça y ressemble. Mais quand la presse a utilisé sans recul, sans analyse critique, le contenu des procès verbaux de l’instruction d’abord, puis les déclarations unilatérales  de son fils, de sa fille et de sa femme, alors qu’il était astreint, comme avocat au silence, puis le contenu des enregistrements des deux prononcés de première instance (un pour le procès du père, l’autre pour le procès du fils), on était carrément dans le lynchage médiatique.

J’ai personnellement réagi plusieurs fois à cette dérive. J’ai écrit une carte blanche adressée à tous les grands journaux, et qui fut chaque fois refusée[5]. J’ai porté plainte devant le Conseil de Déontologie Journalistique avec les résultats que j’expose sur ce blog. [6]

UN NOM CONNU FAIT LE BOUC EMISSAIRE.

Beaucoup de ceux qui ont fait beaucoup plus que Victor Hissel, mais occupent une position « honorable » dans la société, ont pu bénéficier et de l’anonymat et du silence de la presse.

Le dossier de l’opération Koala, celle par laquelle l’avocat a été repéré, contient l’adresse électronique de 170 belges. En avez-vous entendu parler ?

Plus récemment, en décembre 2011, au cours de l’opération d’Europol nommée “Icare”, cent douze personnes ont été arrêtées dans 22 pays d’Europe. En Belgique, dix-neuf suspects ont été identifiés dans huit arrondissements judiciaires, une personne a été arrêtée.[7]

La presse belge a-t-elle donné les noms ?

Aucun ! Et à juste titre : il faut que toutes ces personnes puissent continuer à travailler et à vivre !

J’ai même entendu Kroll dans le revu et corrigé du Mise au Point du 25 avril 2011 piquer une humeur en faveur de DSK : “ Il a bien le droit de continuer à vivre, de penser, de travailler, de s’exprimer !”

Mais pour Victor Hissel, après l’acharnement, après le lynchage, la radiation ne soulève aucune parole.

Il fallait bien qu’il paie pour plus que pour la faute pénale et morale.

Il paie pour tout ce qu’il a fait avant, dans le dossier de la disparition de Julie et Melissa.

Il fallait qu'il paie pour tous le demi millier d'articles paru dans les presse, pour les émissions télévisuelles faites à sa charge,

Et pour la presse consommatrice de noms, d’adresses, de détails sordides, il paie pour tous ceux qui restent anonymes et dans le secret des instructions.

On achève bien les chevaux connus… en silence !

POSTFACE

Et pendant ce temps-là, on se demande toujours s’il faut interdire ou pas la diffusion des sites pédophiles. Ainsi on peut lire ceci sur le site du Parlement Européen :

http://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/content/2...

"Près de 200 nouvelles images de pornographie impliquant des enfants apparaissent sur le Web tous les jours. Selon les députés européens, les Etats membres ne vont pas assez loin pour lutter contre la pornographie infantile. Les autorités devraient être en mesure de supprimer les pages indésirables ou de les rendre inaccessibles dans le cas où elles sont hébergées en dehors de l’Union Européenne, estiment les députés de la commission des libertés civiles du Parlement européen."

On était le 23 février 2011

José DESSART

 

Commentaren

[1] On peut mesurer le ressenti des milieux judiciaires liégeois à la lecture d’une article de Marc Metdepenningen, écrit le 19 avril 199, se référant à des prises de positions de certains journaux, notamment flamand, placés, semble-t-il sous l’influence de la « curée blanche » , dont on veut maintenant que Victor Hissel ait été la « figure de proue » !!!

En voici un extrait :

Affronter le cancer n’était pas sa seule bataille.

Ce n’est pas un cancer «privé» qui a finalement emporté Martine Doutrèwe. Sa maladie avait été accaparée dès 1997 par ses détracteurs pour alimenter encore la thèse d’un grand complot dont la juge d’instruction aurait été le bras de justice. Le 11 février 1997, le journal flamand «De Standaard» affirmait en une: «La maladie de Doutrèwe semble inspirée par des motifs tactiques et ne survient pas de manière inattendue». «La reine des glaces malade après un rapport critique d’Anne Thily», surenchérissait le «Nieuwsblad», qui traçait une ligne claire entre les métastases qui rongeaient la juge et une lettre de la procureur général de Liège Anne Thily au ministre de la Justice évoquant «la froideur de la juge» à l’égard des parents de Julie et Melissa.

Robert Bourseau, le président du tribunal de première instance de Liège, se vit obligé de lever le voile sur l’état de santé de la juge: «L’attitude adoptée par d’aucuns depuis des mois l’a à ce point affectée que sa santé en a été profondément ébranlée et qu’atteinte d’une grave maladie, elle se voit contrainte d’abandonner toutes ses fonctions».

«J’ai envie d’envoyer mon bulletin médical à ceux qui pensent qu’il s’agit d’une maladie diplomatique. C’est tellement vil!», fit savoir la juge.

Affaiblie par la maladie, Martine Doutrèwe l’était aussi par la cote de «femme la plus haïe de Belgique» que lui avaient taillée sur mesure la commission Dutroux et la curée blanche qui demandaient des têtes plutôt que la simple vérité.

Le «permis de haïr» délivré à l’encontre de la juge lui imposa de lutter sur tous les fronts. Menacée de mort, elle dut être placée sous protection, elle et sa famille. Sa vie privée fut pillée sans vergogne. D’aucuns crurent trouver dans les ennuis judiciaires de son mari (son nom est cité dans le dossier Comuélé, une escroquerie immobilière), l’explication de l’échec de l’enquête Julie et Melissa. Ses notes personnelles furent détournées afin de mieux encore l’exposer à la vindicte publique. Face à ce déchaînement, la justice liégeoise fit le gros dos et opposa un esprit de corps rigoureux, peut-être malhabile, qui fut perçu comme une protection supplémentaire.

Pendant ce temps, la maladie progressait impitoyablement. Les membres de la commission Dutroux, qui se targuaient de «tout savoir», avouent pitoyablement aujourd’hui n’avoir jamais rien su du cancer qui rongeait Martine Doutrèwe. Ils auraient pris des précautions à son égard, invoquent-ils, suggérant qu’une cancéreuse déclarée aurait mérité l’équité dont n’a pas bénéficié la juge condamnée à l’avance.

[2] A Roland Planchar dans la Libre Belgique du 25 novembre 2008
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/462441/me-hissel-mon-combat-etait-sincere.html

[3] Michel Gretry sur le site RTBF info « Retour sur la carrière de Maître Hissel »

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_retour-sur-la-carriere-de-maitre-hissel?id=7739831

[4] in Cine-Tele-Revue du 5 janvier 2011.

[5] Voir cette Carte Blanche sur ce blog : http://jsdessart.wordpress.com/2011/06/01/a-propos-des-deux-affaires-hissel-vers-un-tribunal-mediatique/

[6] Sur ce blog http://jsdessart.wordpress.com/2011/10/28/deposer-plainte-au-cdj-cela-vaut-il-encore-la-peine/

[7] LE POINT du 16 décembre 2011.

http://www.lepoint.fr/societe/pedopornographie-sur-internet-112-arrestations-en-europe-16-12-2011-1409364_23.php

Gepost door: Morkhoven | 06-04-12

'Pour des raisons internes'

Victor Hissel éjecté du procès Werner

Stéphane Detaille
mardi 14 février 2012
L'avocat Victor Hissel s'est vu interdire ce matin de continuer à défendre son client, Bruno Werner, aux assises de Liège. Après quelques tergiversations, il a décidé de se retirer.

© Belga
Le Bâtonnier de Liège est venu pour interdire à Victor Hissel de défendre son client. Selon le Bâtonnier, cette décision est due à des raisons internes. L'avocat, qui avait été poursuivi et condamné par la justice liégeoise pour des faits de détention d'images pédopornographiques (il a introduit depuis lors un recours devant la Cour européenne), avait refusé de faire des commentaires sur sa présence dans le procès d'assises actuellement en cours.

Les raisons ont été rédigées et notifiées par écrit à Maître Hissel. En vertu du code judiciaire, le Bâtonnier a le pouvoir d'interdire à un avocat de défendre son client.

Hissel s'est fermement opposé à cette décision. Parmi les raisons qu'il évoque, le fait qu'il défend son client depuis maintenant 3 ans et qu'à aucun moment on ne lui a notifié le fait qu'il ne pourrait pas continuer.

Suite à cette décision, les avocats de Victor Hissel, Me Berbuto et Me Misson, sont descendus sur place pour essayer de trouver une solution.

Le procès Werner se poursuivra de toute façon puisque l'accusé est également défendu par Maître Magnée et un procès peut se poursuivre du moment que l'accusé est défendu ne serait-ce que par un avocat.

Décision disciplinaire en mars
La décision du conseil de discipline du barreau de Liège relative à l'avocat liégeois Victor Hissel devrait être rendue en mars prochain, a confirmé le Bâtonnier Eric Lemmens. Cette décision fait suite à la condamnation de l'avocat pour des faits de détention d'images à caractère pédopornographique. L'avocat risque une sanction allant de la réprimande à la radiation du barreau.

Le conseil de discipline avait été saisi en novembre dernier par le bâtonnier, après la décision rendue par la Cour de Cassation rejetant le pourvoi introduit par Victor Hissel sur sa condamnation. Dans l'intervalle, Victor Hissel avait été invité à se défendre devant le conseil de discipline. Son attitude à l'audience de la cour d'assises de Liège a été jugée déplacée.

http://www.lesoir.be/regions/liege/2012-02-14/victor-hissel-ejecte-du-proces-werner-897055.php
------

Victor Hissel gaat in beroep tegen schrapping als advocaat
Bewerkt door: Karen Van Eyken − 29/03/12, 19u07 − Bron: belga.be

© belga. Victor Hissel
Victor Hissel gaat in beroep tegen de beslissing om hem te schrappen als advocaat. Dat hebben zijn advocaten bekendgemaakt.

De Raad van Discipline van Luik besloot eerder advocaat Victor Hissel uit het beroep te zetten omdat hij werd veroordeeld voor het bezit van kinderporno.
Zijn advocaten, meesters Misson, Masset, Berbuto en Bredael melden nu dat ze tegen de beslissing in beroep gaan. Het beroep wordt behandeld in Brussel. De beslissing zal waarschijnlijk niet bekend zijn voor de herfst.

http://www.demorgen.be/dm/nl/989/Binnenland/article/detail/1416232/2012/03/29/Victor-Hissel-gaat-in-beroep-tegen-schrapping-als-advocaat.dhtml

Gepost door: Morkhoven | 06-04-12

jeudi 29 mars 2012


Victor Hissel est radié du barreau

Le conseil de l'ordre des avocats du barreau de Liège a tranché. Après de long mois de procédure disciplinaire, maître Victor Hissel a été lourdement sanctionné: il est radié. C'est la suite de sa condamnation pour détention d'images pédopornographiques. Un appel va être introduit ont déjà fait savoir ses avocats.

L'ancien avocat du mouvement blanc n'est donc plus avocat. C'est la décision de ses pairs. C'est la décision du conseil de discipline du barreau liégeois.

L'intéressé est purement et simplement radié de l'ordre. La sentence est longuement motivée, elle s'étale sur une vingtaine de pages.

C'est la conclusion de la procédure, entamée à l'encontre de Maître Hissel, après sa condamnation, en cour d'appel, à dix mois de prison avec sursis: il a été déclaré coupable d'avoir consulté, à de multiples reprises des sites pédopornographiques, et son ordinateur a gardé en mémoire des milliers d'images d'enfants dans des mises en scène à caractère sexuel.

Un appel introduit "dans les plus brefs délais"

L'intéressé n'a apparemment pas encore reçu notification de la sanction. Elle ne devrait être affichée au palais des Princes évêques qu'à l'issue d'un délai de quinze jours, un délai d'appel.

Un délai d'appel que l'intéressé a déjà décidé de mettre à profit puisqu'un communiqué de ses avocats fait savoir qu'un "appel va être introduit dans les plus brefs délais et sera soutenu par une argumentation dument motivée".
"Cet appel aura un effet suspensif et la radiation prononcée ne sort donc pas ses effets pour l’instant", précise encore le communiqué.

RTBF
http://www.rtbf.be/info/societe/detail_victor-hissel-est-radie-du-barreau?id=7739521

Gepost door: Morkhoven | 06-04-12

Victor Hissel: Waarom loog de Belgische Staat ?
januari 9, 2011
Victor Hissel – Operatie ‘Koala’: Waarom loog de Belgische Staat over de operatie Koala ?

Ik las dat Victor Hissel, die advocaat was van de ouders van de vermoorde meisjes Julie en Melissa, van het ‘bezit van kinderporno’ wordt beschuldigd (zie een copie van het artikel in De Morgen in bijlage).
Victor Hissel wordt ook in verband gebracht met de internationale Operatie ‘Koala’ waarmee de Belgische justitie haar door de zaak Dutroux geschonden blazoen wil oppoetsen.

Om te beginnen, wil ik het volgende kwijt over de operatie Koala: Toen de operatie Koala bekend werd gemaakt en men zei dat de Brugse pedofiel Pascal Taveirne aan de basis lag van de wereldwijde Interpol-Europol-operatie, schreven de Vlaamse kranten dat het ‘dank zij het snelle en efficiënte werk van de Belgische politie en justitie was dat Taveirne kon gevat worden en erger kon worden voorkomen’. Zij vergaten er echter aan toe te voegen dat Pascal Taveirne reeds in 2002 werd opgepakt. Dat gebeurde bij de Interpol-operatie Hamlet in Denemarken. Taveirne werd toen aangehouden wegens de handel in filmpjes waarop ondermeer te zien was hoe hij zijn eigen dochtertjes verkrachtte. Taveirne bleef echter om één of andere reden uit de klauwen van de Belgische justitie en vier jaar later (in 2006 namelijk) werd hij plotseling opnieuw opgepakt. Dat gebeurde tijdens de operatie Koala in Australië. Hij bleek nog altijd handel te drijven in zijn videofilmpjes.

Dat roept vragen op over de werkwijze van de Belgische justitie waarvan iederéén geloofde dat zij uit de fouten van het Dutroux-tijdperk ernstige lessen had getrokken.

Verder zie ik geen enkel verband tussen een Pascal Taveirne die zijn eigen kinderen verkrachtte en een Victor Hissel die zich met hart en ziel voor de ouders van de verdwenen en vermoorde kinderen inzette.

Victor Hissel werkte ook rond Gevrije Cavas, het zesjarige jongetje uit Sint-Jans-Molenbeek dat in februari 1985 verdween en nooit werd teruggevonden. De zaak werd pas aan de onderzoeksrechter overgemaakt in 1997, na de ophef rond de zaak Dutroux.

Op 8.12.2006 liet Victor Hissel weten dat de Brusselse rechtbank van eerste aanleg de Belgische staat had veroordeeld tot het storten van een schadevergoeding aan de familieleden van Gevrije Cavas. De rechtbank oordeelde namelijk dat er nalatigheden waren in het onderzoek naar de verdwijning van deze zesjarige jongen.
De Belgische staat moest 5.000 euro storten aan elk van de ouders en tussen 400 en 1.250 euro aan elk van de dertien broers en zussen van Gevrije Cavas.
“Deze schadeloosstelling werd niet toegekend voor het verlies van een kind en ook niet voor het ontbreken van de kans om de jongen nog terug te vinden, gezien het resultaat van het onderzoek nog altijd onzeker is. De schadeloosstelling werd toegekend voor de tekortkomingen in het onderzoek”, aldus meester Hissel. “Het is een belangrijke beslissing op principieel vlak. Volgens mijn weten is het zelfs de eerste in die zin.”
Het gerecht oordeelde dat de “straf van de ouders verzwaard werd omdat het onderzoek slecht gevoerd werd”, aldus de advocaat.

Het valt op dat Victor Hissel in alle Belgische kranten voortdurend een ‘kinderpornobezitter’ wordt genoemd terwijl de naam van Pascal Taveirne alleen maar in enkel buitenlandse kranten weer te vinden was. Iederéén spreekt over Victor Hissel terwijl Pascal Taveirne wordt vergeten. Pascal Taveirne onderhield jarenlang contacten met andere pedofielen waaraan hij zijn videos met de verkrachting van zijn dochtertjes verkocht. Hij werd destijds tijdens de operatie Hamlet aangehouden maar justitie liet hem terug vrij zodat hij zijn praktijken kon verderzetten.

Het valt op dat Romain Hissel die zijn zuster trachtte te wurgen, die zijn vader trachtte te vermoorden en tegenover de politie verklaarde dat hij ‘ook wel kinderporno had bekeken zonder te weten waarom’, in de Belgische pers voortdurend als slachtoffer wordt opgehemeld.

Het is alsof men door Victor Hissel voortdurend aan de schandpaal te nagelen, voorgoed hoopt af te kunnen afrekenen met wat er nog rest van de Witte Beweging en met de advocaten die zich voor de ouders van de vermoorde en misbruikte kinderen hebben ingezet.

Het is trouwens niet de eerste maal dat Victor Hissel wordt aangepakt. Volgens een BBC-bericht van 13 mei 1998 werd Victor Hissel destijds het slachtoffer van intimidaties en werd er druk op hem uitgeoefend om hem het zwijgen op te leggen. Toen Victor Hissel via de BBC bekendmaakte dat hij zich als advocaat van de vzw Julie en Melissa had teruggetrokken, organiseerde Gino Russo (vader van de vermoorde Melissa Russo) een manifestatie ten voordele van Victor Hissel en procureur Bourlet (zaak Dutroux).

Jan Boeykens, Voorzitter vzw Werkgroep Morkhoven

Advocaat Julie en Melissa beschuldigd van bezit kinderporno

De Luikse advocaat Victor Hissel is in verdenking gesteld van het bezit van kinderporno. Dat is vandaag vernomen van het parket van Luik, dat zo een bericht van de RTBF Radio bevestigt. Hissel zelf ontkent.

De advocaat kreeg donderdag speurders over de vloer. Die vonden bij de huiszoeking kinderporno. Mr. Hissel werd verhoord en in verdenking gesteld. Het onderzoek moet uitwijzen of de advocaat ook kinderporno verspreidde, aldus het parket.

Mr. Hissel verdedigde de families Russo en Lejeune en de Witte Comités na de uitbraak van de zaak Dutroux in 1996. Hij was ook een tijdje de advocaat van de familie Marchal. Hij vertegenwoordigt de families nu niet meer.

Victor Hissel ontkent vandaag dat hij in verdenking is gesteld van het bezit van kinderporno. Hij wilde vanochtend in de gangen van het Luikse justitiepaleis enkel zeggen dat hij de feiten die hem ten laste worden gelegd analyseert, maar dat er geen enkele inbreuk valt te bekennen. Hij blijft intussen volhouden dat hij niet in verdenking is gesteld.

De inverdenkingstelling van Hissel is een uitloper van de internationale Operatie Koala. Dat Australisch onderzoek leidde eerder tot de arrestatie van een Bruggeling. Die maakte beelden van expliciete seksscènes met zijn eigen dochters. De man moet voor de correctionele rechtbank van Brugge verschijnen. Er werd 10 jaar cel tegen hem gevorderd. Het vonnis valt dinsdag.

In het onderzoek van Europol en Eurojust is sprake van 2.500 klanten van het netwerk. Volgens bronnen dicht bij het onderzoek is moeilijk denkbaar dat iemand per toeval kinderporno in zijn bezit krijgt.

Mr. Hissel verdedigde in de jaren ’90 ook Jean-Pierre Malmendier, wiens dochter Corine en haar vriendje in 1992 vermoord werden door twee mannen. Malmendier richtte de vzw Marc & Corine op die de families Lejeune en Russo steunden. Hij is verbaasd over de zaak. “Ik heb geen uitleg. In die tijd was Hissel een vurige pleiter tegen kinderporno.”

Ook Jean-Denis Lejeune, de vader van het vermoorde meisje Julie, is erg verrast. “Deze zaak laat me niet onbewogen”, verklaart Lejeune. “Ik ben compleet verrast.” Lejeune maant evenwel aan tot voorzichtigheid. “Het gaat slechts om een beschuldiging”, zegt hij. “Er moet onderzocht worden waarom die beelden op zijn computer stonden. Als het voor eigen gebruik of voor verspreiding was, is dat zeer ernstig.” De vader van Julie heeft sinds 2002 geen contact meer gehad met de advocaat.

Op het bezit van kinderporno staat een maximum celstraf van één jaar. (belga/jv/sps)

De Morgen, 18.2.2008

Gepost door: Morkhoven | 06-04-12

De commentaren zijn gesloten.